Les deepfakes liés à Orbån inondent les réseaux sociaux malgré les tentatives de l'UE pour renforcer la transparence de l'interdiction des publicités sur Facebook.
La Hongrie se prĂ©pare Ă un scrutin dĂ©cisif le 12 avril pour Ă©lire son prochain Premier ministre, mais la campagne menĂ©e par le Premier ministre sortant Viktor OrbĂĄn a Ă©tĂ© dominĂ©e par les deepfakes gĂ©nĂ©rĂ©s par lâIA et les efforts visant Ă contourner les nouvelles rĂšgles de transparence de lâUE en matiĂšre de publicitĂ© politique.
OrbĂĄn, Premier ministre du pays depuis 15 ans, a lancĂ© une campagne de dĂ©nigrement gĂ©nĂ©rĂ©e par lâIA contre le candidat de lâopposition PĂ©ter Magyar, dans le but de le discrĂ©diter dans la course Ă la prĂ©sidence.
Le parti dâOrbĂĄn, le Fidesz, sâest Ă©galement dotĂ© dâun rĂ©seau de partisans sur Facebook, accessible uniquement sur invitation, qui utilise la portĂ©e de la plateforme de mĂ©dias sociaux, en particulier auprĂšs des Ă©lecteurs plus ĂągĂ©s, pour amplifier la dĂ©sinformation anti-UE et anti-ukrainienne dans le but de façonner un discours Ă©lectoral gagnant.
Bien que de nouvelles rĂšgles en matiĂšre de publicitĂ© politique soient entrĂ©es en vigueur en octobre dernier, incitant Meta et Google Ă suspendre ce type de publicitĂ©s dans lâUE, les acteurs pro-gouvernementaux ont continuĂ© Ă exploiter les failles des politiques des plateformes.
En diffusant des « informations mensongĂšres gĂ©nĂ©rĂ©es par lâIA » qui ne relĂšvent pas de la dĂ©finition de la publicitĂ© officielle, ou simplement en omettant dâidentifier les messages politiques payants, lâarmĂ©e en ligne dâOrbĂĄn a efficacement attĂ©nuĂ© lâimpact des rĂšgles de transparence de lâUE.