Des opérateurs de crypto-actifs, dont la société Waltio ou leurs prestataires, ont récemment été victimes de fuites de données personnelles.
Dans ce contexte, une enquĂȘte prĂ©liminaire sur la fuite de donnĂ©es concernant Waltio et diligentĂ©e sur les instructions de la section de lutte contre la cybercriminalitĂ© (J3) du Parquet de Paris est notamment ouverte Ă lâUnitĂ© nationale cyber de la Gendarmerie nationale (UNCyber). Les investigations sont en cours pour dĂ©terminer la nature prĂ©cise des donnĂ©es dĂ©robĂ©es et identifier les clients de la sociĂ©tĂ© qui en ont Ă©tĂ© victimes.
Pour sa part, Cybermalveillance.gouv.fr reçoit de nombreux tĂ©moignages dâutilisateurs de son service dâassistance 17Cyber faisant Ă©tat de prises de contact par de faux employĂ©s qui prĂ©tendent travailler pour des opĂ©rateurs connus de crypto-actifs (Binance, Coinhouse, Coinbase, Waltio, etc.) ou de faux services anti-fraude de leur banque qui les alertent de transactions suspectes sur leur portefeuille de cryptomonnaies. Ă la maniĂšre des fraudes au faux conseiller bancaire et gĂ©nĂ©ralement par tĂ©lĂ©phone, ils tentent de manipuler les dĂ©tenteurs de cryptomonnaies afin de dĂ©tourner leurs actifs vers des portefeuilles frauduleux.
Dans certains cas, il sâagit dâappels de faux reprĂ©sentants de lâordre (policiers, gendarmes, douaniers, magistrats), dont lâobjectif est dâobtenir des informations complĂ©mentaires sur les dĂ©tenteurs de crypto-actifs ou encore des documents ou objets sensibles (moyens de paiement, clĂ©s de rĂ©cupĂ©ration (« seeds »), biens de valeur, etc.).
Dans les situations les plus graves, des malfaiteurs peuvent aller jusquâĂ menacer et agresser physiquement les victimes ou leur entourage proche pour les extorquer. Des enlĂšvements et sĂ©questrations ont encore Ă©tĂ© signalĂ©s aux forces de lâordre en janvier 2026.